Valérie était promise à un bel avenir. La physique ondulatoire, la neurochirurgie, la fonction publique, toutes les portes lui étaient ouvertes, elle n'avait
que l'embarras du choix.
Malheureusement, Valérie était issue d'un milieu défavorisé, ce qui l'obligea à travailler dès l'age de trois ans, quelques semaines seulement avant l'épreuve du baccalauréat (qu'elle
manqua de peu, ayant du faire plusieurs heures supplémentaires la veille).

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Valérie (au centre)
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Forcée de travailler, ses parents ne lui
permettront pas de finir le vaccin du H5N1
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Cet épisode devait la marquer à tout jamais puisque bien des années plus tard, elle suivit un groupe de clowns qui défilait dans la rue, pensant qu'il s'agissait là d'une manifestation de
protestation contre ses anciens employeurs, une chaine de
fast food écossais. Elle se retrouva au Théatre de la Marguerite.
N'osant pas verbaliser son erreur, elle est contrainte de se vêtir et de se comporter comme le reste du groupe pour passer inapperçue. Cela durera plusieurs années.
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Avant
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Après
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Une emprise psychologique qui mettra des années à s'estomper
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A force de volonté et de travail elle réussit petit à petit à reprendre pied dans des simulacres de vie quotidienne, aussi nommés pièces de théâtre. Elle imaginera quelque temps être une
psychanalyste chocolatomane dans “Les Mangeuses de Chocolat” de Philippe Blasband, une Toinette déjantée dans “le malade imaginaire” ou une vendeuse de godemichets dans “Pigeon Vole” de Georges
Berdot.
Alors que tout le monde était persuadé qu'elle était sur la voie de la normalité, une nouvelle addiction vint croiser sa route: l'improvisation. L'AIA, l'association d'Improvisation
Antiboise tenta de lui apporter son soutien pendant quelques années, mais son état était tellement grave, qu'en compagnie d'autres improvisateurs en phase terminale ils fuirent l'AIA pour créer
la troupe des "Arts Muse Gueule" dont le spectacle d'improvisation anéponyme "Les Zapapeurs" sera joué au café-théâtre Scène-sur-Mer d'Antibes et à Nice Acropolis.